Depuis 2011, l’Allemagne n’avait pas renvoyé un ressortissant syrien dans son pays d’origine. Cette décision inédite a été prise mardi après la condamnation d’un individu pour des actes graves : vol aggravé, agressions et chantage. Le ministre de l’Intérieur, Alexander Dobrindt, a justifié cette mesure en soulignant le besoin de voir les criminels quitter le territoire. « Notre société doit protéger ses citoyens », a-t-il affirmé, en mettant en avant la coopération avec les autorités syriennes. Cette évolution intervient alors que l’Allemagne renforce son approche migratoire, notamment face à l’ascension du parti anti-immigration Alternative pour l’Allemagne (AfD), qui attribue les actes de délinquance et les attentats islamistes à l’afflux d’étrangers. Malgré la guerre en Syrie, le gouvernement a désormais autorisé les renvois, sous réserve d’une évaluation des risques pour les personnes concernées. Les premières expulsions vers ce pays ont été réalisées après des négociations prolongées avec Damas, marquant un tournant dans la politique allemande en matière de migration.