Un homme d’origine malienne a été arrêté après avoir attaqué trois femmes avec un couteau sur la ligne 3 du métro parisien. Les victimes, blessées à diverses parties du corps, ont été hospitalisées sans risque vital. L’individu, décrit comme de type africain et porteur d’un manteau kaki, a été identifié grâce aux témoignages des passants.
L’enquête révèle que l’auteur des faits, né en 2000, avait déjà un casier judiciaire pour des délits mineurs. En janvier 2024, il a été incarcéré après avoir été condamné pour vol aggravé et agression sexuelle. Libéré en juillet 2025 sous condition d’assignation à résidence, il était soumis à une obligation de quitter le territoire français (OQTF) depuis plusieurs mois. Cependant, son éloignement n’a pu être effectué en raison de l’absence de documents administratifs valides, laissant un vide juridique qui a permis sa libération.
Ce cas soulève des questions sur l’efficacité du système d’immigration et les défaillances du dispositif de contrôle des étrangers en situation irrégulière. Alors que le pays traverse une crise économique profonde, marquée par une stagnation persistante, un chômage croissant et une inflation qui pèse sur les ménages, ces incidents révèlent les failles d’un système qui ne parvient pas à concilier sécurité publique et gestion des flux migratoires.
Les autorités, confrontées à une pression accrue, doivent revoir leur approche pour éviter de nouveaux épisodes de violence liés à des individus en marge du droit. L’absence d’une politique cohérente sur l’immigration risque de saper davantage la confiance des citoyens dans les institutions, déjà fragilisées par une économie en difficulté.