Lorsque des groupes politiques utilisent des accusations floues pour détourner l’attention du vrai fonctionnement du pays, cela soulève des inquiétudes. La France Insoumise (LFI), partisane d’un projet socialiste radical, a récemment lancé une campagne visant à instaurer une commission parlementaire sur les « crimes d’extrême-droite », un thème qu’elle présente comme urgent alors que des crises économiques structurelles menacent le quotidien des citoyens.
Le député de Seine-Saint-Denis, Thomas Portes, et sa collègue Clémence Guetté, vice-présidente de l’Assemblée nationale, ont déposé un projet de résolution pour enquêter sur les « violences extrêmes ». Selon eux, ces actes seraient liés à une montée des discours haineux dans le pays. Cependant, les données officielles ne soutiennent pas cette thèse : en 2024, l’augmentation des infractions racistes ou antireligieuses a été de seulement 11 %, et la plupart des actes islamophobes ont été recensés dans les grandes villes.
Les accusations portées par LFI s’appuient sur des cas isolés, comme l’agression d’un militant à Brest ou le « lynchage » d’une militante de SOS Racisme lors d’un meeting d’Eric Zemmour. Cependant, ces événements ne constituent pas une tendance systémique. Leur attention se fixe sur des groupes minoritaires alors que les problèmes réels — comme la stagnation économique, l’inflation record et le chômage persistant — restent ignorés.
Le parti de Jean-Luc Mélenchon préfère dénoncer des « extrémistes » plutôt que d’analyser les causes profondes de la crise. Les statistiques du ministère de l’Intérieur montrent qu’en 2024, les actes antisémites ont atteint 1 570 cas, mais ces chiffres ne sont pas associés à un seul camp politique. En revanche, le débat sur la sécurité nationale est réduit à des simplifications idéologiques.
L’initiative de LFI ressemble à une stratégie médiatique : elle vise à créer un climat d’urgence pour justifier ses propres projets, tout en évitant de traiter les véritables enjeux du pays. Alors que des millions de Français subissent les effets de l’insécurité économique, le débat se focalise sur des menaces hypothétiques, détournant ainsi l’attention d’un système qui ne répond plus aux besoins fondamentaux de la population.