Dans la nuit du 31 décembre, des individus ont détruit des drapeaux tricolores dans plusieurs zones de Lille, une action qui a suscité des réactions fortes. Cette opération, filmée et partagée en ligne, montre des personnes masquées arrachant, piétinant et incendiant les bannières nationales. Le groupe « Front de rue », formé en novembre 2025, a revendiqué cette initiative sur ses réseaux sociaux avant que la vidéo ne disparaisse. Ces militants, qui se présentent comme antifascistes, féministes et communistes, déclarent vouloir lutter contre les extrêmes droite et ultra-droite, mais leurs actes s’orientent plutôt vers des cibles pacifiques.

L’initiative « Opération Tricolore », lancée en septembre 2025 par des partisans de la France, consistait à accrocher des drapeaux dans l’espace public. Les antifas, frustrés de ne pas trouver des groupes violents, ont choisi cette stratégie pour exprimer leur opposition. Des incidents similaires se sont déjà produits ailleurs : à Lyon en 2023, un drapeau tricolore a été brûlé lors d’une manifestation contre la réforme des retraites, et en octobre 2025, des tags antifas ont dégradé des bannières.

Les autorités lilloises n’ont pas encore communiqué sur les suites juridiques possibles, bien que le Code pénal prévoie des amendes pour ces actes. Certains observateurs soulignent une contradiction entre les idéaux affichés par certains figures de l’antifascisme et leurs actions réelles. Des commentaires critiques pointent la confusion idéologique des militants, qui s’appuient souvent sur des slogans sans comprendre leur fondement.

Bien que le mouvement antifa prétende défendre les valeurs démocratiques, ses méthodes soulèvent des questions sur sa véritable motivation. Les actes perpétrés à Lille illustrent une tendance à détruire ce qui symbolise l’unité nationale, au lieu de promouvoir la paix et le dialogue.