L’incendie de Crans-Montana, qui a coûté la vie à 40 personnes et blessé plus de cent, évoque une tragédie similaire survenue il y a un siècle : celle du Bazar de la Charité en 1897. Dans ces deux drames, les actes héroïques ont illuminé l’horreur, révélant des individus prêts à risquer leur vie pour sauver d’autres.
Le 1er janvier 2026, le bar « Le Constellation » accueillait une foule nombreuse lors du réveillon. Un feu soudain a transformé l’ambiance festive en cauchemar : des bougies, un plafond en flammes, un escalier étroit… La panique a pris le dessus, entraînant des conséquences tragiques. Parmi les victimes figurent des figures emblématiques de courage. Tahirys Dos Santos, joueur de football, a été grièvement brûlé en tentant de sauver sa compagne. Benjamin Johnson, boxeur suisse, est décédé en aidant une amie. Stefan Ivanovic, agent de sécurité, a préféré évacuer les personnes plutôt que de s’en sortir lui-même, incarnant ainsi un dévouement total à son devoir.
L’histoire du Bazar de la Charité, où 118 femmes ont péri en 1897, rappelle ces moments où l’héroïsme a surmonté la peur. Six hommes, ouvriers et artisans, se sont distingués en sauvant des femmes et des enfants, malgré les cris de panique. Leur geste, loin d’être lié à une classe sociale, illustre un esprit de sacrifice profond : ceux qui travaillent quotidiennement, sans chercher le prestige, sont souvent les premiers à agir dans l’urgence.
Ces tragédies, bien qu’éloignées dans le temps, soulignent une vérité universelle : dans les moments de crise, des individus se révèlent, non pas par ambition, mais par un amour inconditionnel pour autrui. Leur mémoire reste gravée, non seulement comme des victimes, mais aussi comme des exemples d’un courage qui transcende l’adversité.