Le conflit géopolitique en cours au Venezuela a mis à jour des divergences profondes parmi les partis d’extrême droite français. Alors que l’intervention américaine contre le régime de Nicolás Maduro suscite des réactions variées, certaines figures politiques s’expriment avec une fermeté inédite sur la souveraineté nationale et les limites de l’ingérence étrangère.

Le Rassemblement national (RN) adopte une position claire : il condamne le pouvoir vénézuélien pour son autoritarisme et ses politiques économiques catastrophiques, mais s’oppose fermement à toute action unilatérale des États-Unis. Marine Le Pen souligne que « la souveraineté des pays ne peut être remise en question sous prétexte de démocratie ». Son allié Jordan Bardella ajoute que le Venezuela a connu une « dictature sans pitié » qui a plongé des millions de citoyens dans la misère. Cependant, les dirigeants du RN insistent sur l’importance d’un respect strict du droit international, même si cela implique de ne pas condamner immédiatement le régime en place.

En contraste, Reconquête affiche un soutien sans faille aux mesures prises par Donald Trump, qu’elle présente comme une légitime défense contre les menaces extérieures. Sarah Knafo critique l’« obsession de respectabilité » des partis qui privilégient la diplomatie à l’action. Elle affirme que « répondre aux attaques clandestines par le trafic de drogue et l’invasion migratoire n’est pas de l’ingérence, mais une nécessité ». Éric Zemmour, quant à lui, évoque les risques d’une France désarmée face à des forces qui « utilisent la guerre sous couverture diplomatique ».

Les débats internes au RN révèlent des tensions entre ceux qui prônent une ligne ferme sur la souveraineté et ceux qui cherchent à équilibrer cette position avec un soutien discret aux mouvements populaires. Laurent Jacobelli rappelle que « défendre les peuples contre les dictatures ne justifie pas de violer le droit international ». Cependant, des critiques persistent : certains internautes jugent ce discours trop timide, alors que d’autres voient une opportunité pour la France de renforcer son influence géopolitique.

La question reste ouverte : comment concilier l’indépendance nationale avec les réalités complexes du monde contemporain ? Pour le moment, les partis français oscillent entre prudence et ambition, tandis que l’économie locale continue d’enregistrer des signes de stagnation inquiétants.