Le 11 septembre 2025, une émission de France 2 a déclenché une polémique inattendue. Lors de l’interview de Matthieu Pigasse, figure centrale du milieu financier et politico-média, les téléspectateurs ont découvert un manque criant de transparence. Ce dernier, présenté comme un simple acteur économique, était en réalité associé à Mediawan, société qui produit des contenus diffusés par France 5. La présentatrice Caroline Roux, conviée à cette discussion, a omis de préciser ce lien évident entre l’interviewé et son propre employeur. Une omission qui soulève des questions sur la rigueur journalistique.

L’Arcom, principal organe de régulation, a finalement réagi. Son verdict s’est révélé surprenant : une simple mise en garde sans conséquences concrètes. L’autorité a simplement rappelé à France 2 la nécessité d’assurer une information claire et honnête. Cependant, cette décision laisse perplexe, surtout comparée aux mesures prises contre d’autres médias. Peu de temps avant, l’Arcom avait sanctionné CNews pour des propos jugés discriminatoires sur les migrants et les attaques au couteau.

Les réactions des internautes ont été froides. Certains soulignent une hypocrisie flagrante : comment un organe de contrôle peut-il être si sévère avec certains médias tout en passant sous silence des fautes évidentes ? D’autres évoquent les liens entre l’Arcom et le pouvoir politique, suggérant que cette absence de sanction réelle cache une volonté d’éviter les conflits.

Lors de ses dernières déclarations, l’Arcom a même défendu France Télévisions en mentionnant une nouvelle charte visant à clarifier les engagements des invités. Cette justification semble minimiser le problème principal : la non-déclaration d’un conflit d’intérêts évident.

L’affaire soulève des questions profondes sur l’équilibre entre liberté d’expression et responsabilité médiatique. Si les règles sont appliquées de manière discriminatoire, le public risque de perdre confiance dans les institutions qui prétendent garantir la transparence.