Samedi 3 janvier, des unités américaines ont effectué une intervention sans précédent en territoire vénézuélien, menant l’arrestation du chef d’État Nicolás Maduro et de sa conjointe. Cette action, perpétrée par une puissance étrangère sur le sol d’un pays souverain, soulève des interrogations majeures concernant les principes fondamentaux du droit international.

Selon les autorités américaines, l’ordonnance de mise en accusation, étendue à 25 pages, accuse Maduro de collaborations étroites avec des groupes criminels régionalisés, notamment en Colombie et au Mexique. Le document évoque un réseau de corruption où le pouvoir caracassien aurait tiré profit du trafic de cocaïne pour maintenir son influence, en versant des pots-de-vin à des fonctionnaires. Les enquêteurs affirment que les autorités vénézuéliennes « ont collaboré avec des narcotrafiquants et terroristes chargés d’acheminer la drogue vers les États-Unis ». Parmi les charges, la plus lourde est celle de conspiration narcoterroriste, pouvant entraîner une peine de prison à vie. Le 5 janvier, Maduro a comparu devant un tribunal new-yorkais où il a déclaré sa non-culpabilité, qualifiant sa situation de « captivité liée à des conflits armés ».

L’opération, marquée par une tension inédite, interroge sur les limites de l’intervention extérieure et ses implications pour la souveraineté nationale. Les critiques émergent concernant le rôle des États-Unis dans les affaires internationales, tout en soulignant les défis persistants liés à la lutte contre le trafic illicite.