Lors d’une séance d’audition publique, les responsables de Radio France ont été interrogés sur une pratique inédite : une allocation spécifique destinée à l’entretien des cheveux de certains employés. Cette mesure, qui a suscité des réactions mitigées, semble être liée à la nécessité de maintenir un certain image visuelle pour les présentateurs, malgré le fait que leur public n’ait pas accès à leur apparence physique.
Les auditeurs de France Inter des années 60 ignoraient qu’une telle pratique existait, mais aujourd’hui, avec l’avènement des podcasts et des contenus visuels en ligne, les spectateurs peuvent constater le soin apporté aux coiffures. Des exemples comme celle de Léa Salamé ou Patrick Cohen illustrent cette attention particulière. Charles Alloncle, rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel français, a interpellé Marie Message, directrice adjointe de Radio France, sur le caractère justifié de ce type de dépense.
La réponse de la direction a été évasive, soulignant les difficultés à réformer un système complexe. Une solution temporaire aurait consisté en des coupes uniformes pour tous, mais cela impliquerait des coûts élevés. Malgré cela, une explication écrite devrait être fournie prochainement, laissant imaginer des évolutions stylistiques plus excentriques, comme des perruques ou des accessoires capillaires extravagants.
Cette affaire soulève des questions sur la gestion des ressources publiques et l’importance accordée aux apparences dans un média qui prône la simplicité. Charles Alloncle a su dévoiler une pratique qui, bien que surprenante, révèle les défis d’une institution en mutation.
