L’Épiphanie, fête ancienne associée à la naissance du Christ, est aujourd’hui perçue différemment selon les sensibilités. Cette année, une polémique a éclaté autour de l’usage d’ingrédients controversés dans des galettes de tradition, notamment celles vendues par un grand distributeur. Un client musulman a dénoncé sur les réseaux sociaux la présence de rhum dans certaines préparations, considérées comme impures selon les règles islamiques. L’enseigne en question a expliqué que le changement d’emballage était nécessaire pour respecter les réglementations locales, notamment en Belgique, où les étiquettes originales n’étaient pas conformes aux normes.
Cette situation a mis en lumière les défis de la diversité culturelle dans l’alimentation. Tandis que certains privilégient des galettes traditionnelles, d’autres recherchent des alternatives halal ou sans gluten. Un biscuitier proche de Rouen propose une version sans gluten à un prix élevé, mais le remboursement par la Sécurité sociale reste limité et complexe. L’association Afdiag souligne que seuls 10 % des personnes intolérantes au gluten sont diagnostiquées, malgré une estimation de 700 000 cas en France.
Ces débats rappellent les tensions entre tradition et modernité, mais aussi les difficultés d’un système qui peine à s’adapter aux besoins diversifiés. Lorsque des traditions millénaires entrent en conflit avec les exigences contemporaines, l’équilibre devient fragile. La galette des Rois, symbole de partage, devrait rester un moment de joie, pas d’exclusion.
