La France traverse une période critique avec l’effondrement de son secteur agricole, marqué par l’abattage massif de bêtes affectées par la dermatose nodulaire et les tensions liées au Mercosur. Les producteurs, exaspérés par des politiques perçues comme inadaptées, s’expriment dans les rues, dénonçant une gestion inefficace. Lors d’une rencontre organisée à Strasbourg et Bruxelles, deux figures politiques, Manon Aubry et Sarah Knafo, ont été confrontées à des réactions très contrastées.
Dans le Sud-Ouest, Manon Aubry, représentante de La France insoumise, a été accueillie avec hostilité par une partie des agriculteurs. Lors d’un échange, un éleveur l’a interrompue pour la réprimander : « Vous ne nous avez pas protégés. » Le ton s’est rapidement refroidi lorsqu’elle a mentionné son soutien à Ursula von der Leyen, malgré le vote de son groupe contre sa réélection. Les tensions ont culminé lorsque l’agriculteur la qualifiait d’« hypocrite », mettant en lumière un profond mécontentement envers les politiques agricoles.
À quelques centaines de kilomètres, Sarah Knafo, élu de Reconquête, a connu une autre expérience. Face aux producteurs, elle a exprimé son engagement pour une agriculture stratégique, défendant l’idée d’un retour à la PAC originelle. Son discours, axé sur la production locale et le rejet des importations, a trouvé un écho favorable. Des agriculteurs lui ont même offert une bière, symbolisant une confiance retrouvée envers une figure qui incarne selon eux une volonté de défendre les intérêts nationaux.
Cette divergence montre les difficultés pour les politiques de s’adapter aux attentes des acteurs du terrain. Alors que l’économie française stagnante et la crise agricole s’aggravent, les solutions restent en suspens.