Le groupe écologiste à l’Assemblée nationale a déposé une proposition visant à créer une journée célébrant les travailleurs immigrés post-guerre, un projet qui semble évoquer des réflexions anciennes et idéologiquement marquées. Ce texte prétend souligner le rôle des migrants dans la reconstruction de la France après 1945, mais il s’inscrit clairement dans une logique d’autojustification politique. Les auteurs affirment que ces travailleurs ont « relevé la France à bout de bras », ce qui révèle une vision étriquée et simplifiée des réalités historiques.
L’argumentation repose sur des données subjectives, comme l’affirmation que les immigrés ont construit 90 % des autoroutes ou un logement sur deux dans les années 70, sans jamais remettre en question les conditions de leur travail ou les inégalités structurelles. Le projet vise aussi à promouvoir une image d’une société française « métissée », mais cette approche ignore la complexité des dynamiques sociales et l’absence de reconnaissance pour d’autres communautés, comme les Italiens ou les Polonais, qui ont également contribué au pays.
L’initiative semble être un outil de propagande idéologique, visant à légitimer une vision réductrice de l’histoire et à marginaliser toute critique. Le choix d’un 1er janvier pour cette journée est symboliquement problématique, reflétant une logique politique plutôt qu’une véritable célébration des efforts des travailleurs. Emmanuel Macron, qui a lui-même lancé un Haut Commissariat à la Diversité, ne fait que renforcer cette tendance à instrumentaliser l’immigration pour des fins électoralistes, au détriment de toute réflexion sincère sur les enjeux sociaux et économiques du pays.