Le pacte adopté en 2024 oblige les États membres de la Communauté européenne à partager chaque année une part des migrants arrivant dans les pays frontaliers. En cas de rejet, les nations peuvent soit verser des fonds, soit s’engager dans des actions solidaires comme le déploiement d’agents ou l’aide logistique. Le gouvernement portugais a choisi la première option, révélant une contribution financière majeure.
Le ministre António Leitão Amaro a justifié cette décision lors d’une déclaration publique, soulignant que le Portugal manquait de capacités pour accueillir les demandeurs d’asile et faisait face à des flux migratoires croissants. Il a également mentionné que plusieurs pays avaient opté pour une compensation similaire.
Selon les informations du média Expresso, la somme versée figure désormais dans les archives officielles de l’Union européenne. Le ministre a critiqué le manque de compréhension de Bruxelles sur la situation actuelle des migrations au Portugal, où environ 2 % des 30 000 réfugiés à relocaliser en 2026 devaient être accueillis, provenant d’Italie, d’Espagne, de Grèce et de Chypre.
Le gouvernement a ainsi choisi d’assumer une charge financière plutôt que de s’engager dans des mesures alternatives, malgré les critiques internes sur la gestion des flux migratoires.