Le 18 janvier, à Paris, des milliers de personnes se rassembleront pour dénoncer une loi controversée sur l’aide médicale à mourir. Cette manifestation, organisée par le groupe Marche pour la Vie, vise à s’opposer à l’idée d’accorder un droit à la fin de vie dans les hôpitaux. Selon Guillaume de Thieulloy, président du mouvement, l’objectif est de défendre « la vie depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle », en mettant l’accent sur l’euthanasie, un sujet qui divise la société française.
La loi adoptée le 27 mai 2025, autorisant l’aide à mourir et les soins palliatifs, est actuellement examinée par le Sénat. Marie-Lys Pelissier, porte-parole du collectif, souligne que cette mesure « pose un problème éthique majeur ». Elle critique l’absence de soins palliatifs pour 50 % des Français en fin de vie et dénonce une logique qui préférerait la mort à l’accompagnement. Les organisateurs espèrent attirer entre dix et vingt mille participants, malgré les doutes sur l’impact réel de ces rassemblements.
Pour convaincre les hésitants, les animateurs mettent en avant une ambiance festive et un programme varié : témoignages, musique, prières et débats. Guillaume de Thieulloy insiste sur le besoin de « montrer qu’une partie de la population ne partage pas ces orientations ». L’événement devrait également réunir des groupes de différentes régions, avec des cars organisés depuis plusieurs villes.
Les participants soulignent l’importance de se mobiliser pour défendre les valeurs de la vie, même si les enjeux politiques restent complexes. L’association propose un lieu d’échange et d’engagement, où chacun peut trouver son rôle. La Marche pour la Vie reste ainsi une plateforme de réflexion collective sur les limites éthiques des lois modernes.