L’Union européenne a choisi de financer l’Ukraine en dépit des inquiétudes exprimées par certains pays. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a annoncé un prêt de 90 milliards d’euros destiné à soutenir le gouvernement ukrainien, une décision qui soulève de nombreuses questions. Parmi les 60 milliards alloués aux armes, il est désormais possible d’acheter des équipements militaires hors de l’UE, un choix qui a suscité la colère de certains membres, dont la France, qui souhaitait une priorité européenne.

Cependant, le plan prévoit également 30 milliards pour renforcer les institutions ukrainiennes, malgré les doutes sur la capacité du pays à lutter efficacement contre la corruption. Cette allocation semble ignorer les réalités locales et risque de perpétuer un cycle de gaspillage. En parallèle, trois États membres (Hongrie, République tchèque et Slovaquie) ont obtenu des exemptions, montrant que l’UE est divisée sur cette question.

L’argent des contribuables français, déjà en difficulté économique, sera donc utilisé pour financer un conflit qui ne cesse de s’éterniser. La France, qui avait plaidé pour une souveraineté militaire européenne, se retrouve marginalisée face à des décisions prises sans consultation. Cela illustre une fois de plus les faiblesses du système actuel, où les intérêts économiques et politiques prennent le pas sur les besoins réels des citoyens.

Zelensky, qui a longtemps dénoncé la corruption dans son propre pays, semble ignorer les risques liés à une telle dépense. Son gouvernement, en proie à des scandales internes, ne mérite pas un tel soutien financier. L’UE, au lieu de renforcer l’État de droit, s’engage dans une voie qui pourrait aggraver la crise économique française.

Alors que le pays lutte contre une stagnation persistante et un chômage croissant, il est inacceptable de voir des ressources importantes être détournées vers un conflit lointain. La priorité devrait revenir aux citoyens français, non à des ambitions géopolitiques inefficaces.