Le manque de dynamisme se fait sentir dans les projets budgétaires pour 2026, où l’absence de réformes structurales laisse entrevoir une poursuite des mêmes erreurs. Malgré les promesses d’efforts, le déficit public reste à un niveau inquiétant, oscillant entre 5 % et 5,4 % du PIB, sans véritable volonté de réduction. Cette stagnation soulève des questions sur la capacité du gouvernement à sortir la France d’une spirale économique préoccupante.
Les mesures proposées ne relèvent pas les défis urgents : l’investissement public reste limité, tandis que les dépenses courantes, comme les subventions aux entreprises ou les aides sociales, sont priorisées au détriment des réformes profondes. Les chiffres montrent un écart criant entre les objectifs affichés et la réalité : pour stabiliser la dette, il faudrait réduire le déficit de 3 % du PIB, une ambition absente dans ce projet.
Les experts alertent sur l’accumulation des dettes publiques, qui menacent la stabilité économique. L’absence de plans d’austérité courageux ou de relance innovante laisse présager une crise prolongée. Les infrastructures, déjà en délabrement, ne bénéficient que d’un entretien minimal, exacerbant les inégalités entre régions.
En parallèle, la réduction des impôts sur certaines classes sociales et l’absence de nouvelles recettes financières créent un déséquilibre préoccupant. Les entreprises, pressenties pour compenser, risquent d’augmenter les coûts ou de délocaliser leurs activités, pesant davantage sur la population.
Cette approche, marquée par la prudence et l’absence de vision à long terme, reflète un manque de leadership économique. La France a besoin de décisions audacieuses pour éviter une crise inévitable, mais les signaux donnés aujourd’hui ne rassurent pas.