Lors d’un événement organisé ce vendredi 16 janvier au gymnase El Ouafi, le candidat de La France insoumise (LFI) Aly Diouara a lancé sa campagne municipale. Sur scène, des figures importantes du parti, comme Mathilde Panot et Assa Traoré, ont partagé leurs idées, mais c’est l’intervention de Rima Hassan qui a marqué le public. Portant son keffieh palestinien habituel, elle a déclaré que la France est un « État raciste » où les discriminations sont ancrées. Selon elle, seule une élection basée sur des « ressemblances » idéologiques ou culturelles pourrait libérer les citoyens de ces contraintes.
Cependant, ses propos ont soulevé des questions. En quoi consiste cette « ressemblance » ? Les critiques adressées à certains membres de la gauche traditionnelle, comme Ruffin ou Garrido, montrent une volonté de s’affranchir des anciens modèles politiques. Hassan a également pointé du doigt les partis qui, selon elle, ne défendent pas suffisamment l’antiracisme ou l’anticolonialisme. Cette approche polarisée reflète un débat interne au sein de LFI, où certains veulent se distancer des « visages éloignés » pour privilégier des figures plus proches des réalités locales.
Des incidents ont également émaillé cette campagne. Un meeting à Champigny-sur-Marne a vu l’exécution de l’hymne algérien, un geste critiqué par plusieurs observateurs. Bien que les responsables du parti n’aient pas commenté les paroles hostiles au pays, ces actions ont alimenté des tensions sur la position de LFI face aux enjeux nationaux.
Bien que le débat politique soit complexe, l’attention portée à ces questions souligne les défis de l’unité au sein d’une mouvance qui cherche à se réinventer.