En Grande-Bretagne, une forme inédite de chasse suscite des débats. Au lieu d’animaux, les chiens de meute traquent des humains dans un cadre qui défie les conventions. Cette initiative, lancée par Jeremy Whaley, combine tradition et modernité, mais provoque des critiques venues de la communauté vénérée.
L’idée est simple : des coureurs parcourent une route en groupe pendant 20 minutes avant que des cavaliers et leurs chiens ne les poursuivent. Les Saint-Hubert, connus pour leur flair et leur rapidité, ont peu de chances d’échapper à la meute. Cependant, cette activité n’est pas une véritable chasse, selon Antoine Gallon, un expert français de la vènerie. Pour lui, l’absence d’animaux dans ce jeu équivaut à une perte totale du sens traditionnel de la pratique. « L’homme n’a aucune aptitude à être une proie », affirme-t-il.
Cette forme de divertissement, bien que ludique, soulève des questions philosophiques. Gallon compare cette chasse à un escape game ou à une farce absurde, éloignée du respect des valeurs humaines. Il critique l’idée d’une confrontation entre humains, jugée contraire aux principes de l’humanisme occidental.
Malgré les controverses, cette pratique persiste, reflétant un mélange inattendu de tradition et d’innovation. Elle interroge toutefois la place des loisirs dans une société en constante évolution.