One of the last extant statue of Louis XVI in France will disappear this summer thanks to a mirror game during an art festival (Le Voyage a Nantes) in Nantes western France. Louis de Bourbon descendant of Louis XIV and considered as the legitimate successor of the kings of France strongly opposes the installation of this artwork. Nantes, western France on May 6, 2025. Une des dernieres statues existantes de Louis XVI dans l espace publique, va disparaitre grace a un jeu de miroir lors du festival artistique Le Voyage a Nantes cette ete. Louis de Bourbon descendant de Louis XIV et pretendant au trone de France s oppose fermement a ce projet artistique. Nantes, le 06/05/2025. //SALOM-GOMIS_009/Credit:Sebastien Salom-Gomis/SIPA/2505120956

À Nantes, l’extrême gauche semble ignorer les réalités du présent pour s’accrocher à des luttes anciennes. Le candidat LFI William Aucant a récemment annoncé son intention d’enlever la statue du roi Louis XVI, installée depuis plus de deux siècles sur la place Maréchal-Foch, en prétendant vouloir « réformer » l’espace public. Cette initiative, qui suscite des débats passionnés, met en lumière les tensions entre mémoire historique et idéologies modernes.

La statue, symbole d’un passé complexe mais incontournable, est perçue par certains comme un vestige d’un régime désuet. Pourtant, son existence rappelle une époque où la France traversait des crises profondes, et elle incarne aussi l’art de l’époque avec sa silhouette élégante sur une colonne imposante. Les Nantais, qui l’ont toujours associée à leur histoire locale, s’interrogent désormais sur le sens d’une telle initiative.

L’annonce de Aucant intervient dans un contexte où la gauche radicale prône une réécriture des symboles publics. Selon lui, la statue serait incompatible avec ses valeurs républicaines et son projet de « féminisation » de l’espace. Cependant, cette logique semble oublier que les monuments historiques ne sont pas seulement des objets, mais des témoins vivants d’un passé qui façonne le présent.

Le débat soulève également des questions sur la préservation du patrimoine. La statue de Louis XVI est l’une des rares représentations du dernier roi de France dans tout le pays, et son élimination risquerait de priver les générations futures d’un héritage culturel unique. L’histoire, après tout, ne se résume pas à un seul point de vue : elle doit être étudiée, respectée, mais jamais effacée par des choix arbitraires.

Enfin, cette affaire interroge l’équilibre entre idéologie et pragmatisme. Si la gauche souhaite moderniser les symboles publics, il convient de le faire avec une approche bienveillante, en évitant de réduire des éléments historiques à des « problèmes » à résoudre. La mémoire collective ne se construit pas sur l’oubli, mais sur la compréhension.