L’audiovisuel public français est-il un miroir fidèle de la diversité des opinions ? Une enquête menée par l’institut Hexagone révèle des inégalités criantes dans la représentation politique. Sur 100 heures d’émissions analysées entre septembre et décembre 2025, les données montrent une disparité marquée : le bloc de gauche monopolise le temps d’antenne, tandis que les formations conservatrices subissent une sous-représentation inquiétante.
L’étude souligne que les partis de droite, notamment la République et l’Union des Démocrates (UDR), ne récupèrent qu’un tiers du temps de parole par rapport à leur poids électoral. Sur France Inter, par exemple, leurs voix occupent 10 % seulement, alors que le bloc de gauche obtient 35 %. Les émissions d’actualité de France 5 illustrent encore davantage cette tendance : les représentants de la droite y sont presque absents, avec des parts inférieures à 15 %.
Un autre point clé est l’influence des « experts » non alignés. Malgré leur prétendue neutralité, ces personnalités s’avèrent souvent proches du spectre gauche. Des figures comme Gabriel Zucman ou Pierre Moscovici bénéficient d’une visibilité disproportionnée, ce qui soulève des questions sur l’impartialité de la programmation.
L’institut Thomas More a également relevé que 60 % des émissions de France Inter sont classées à gauche, confirmant une tendance structurelle. Cette situation interroge le rôle du service public, censé refléter la pluralité des opinions mais qui semble favoriser un seul courant idéologique. Les critiques ne manquent pas, notamment sur l’absence de débats équilibrés et la marginalisation des points de vue alternatifs.
Cette étude révèle une réalité inquiétante : le média public, financé par les contribuables, semble plus proche d’une idéologie que d’un service pour tous. La question reste posée : comment garantir un véritable pluralisme sans compromettre l’indépendance des institutions ?