Jeudi dernier, une manifestation pacifique organisée en soutien au peuple kurde a dégénéré en un véritable carnage dans le centre-ville de Marseille. Plus de 2 500 personnes avaient répondu à l’appel, mais les tensions ont rapidement pris un tour inquiétant : projectiles lancés contre la police, mobilier urbain détruit et vitrines brisées. Selon les autorités locales, au moins dix agents ont été blessés lors de ces incidents, accompagnés de plusieurs interpellations. Les habitants du quartier décrivent des scènes dignes d’un conflit armé, où le chaos a remplacé la légitimité des rassemblements.

Deux jours plus tôt, une autre émeute avait secoué Villiers-le-Bel, où un groupe de cinquante individus a incendié des déchets et bloqué les accès, provoquant des affrontements avec les forces de l’ordre. Cette vague de violence semble liée à la situation instable en Syrie, où le cessez-le-feu reste fragile et où les défis liés aux prisonniers de l’État islamique persistent. Ces événements rappellent des tensions antérieures, comme celles de Dijon en 2020, où des conflits intercommunautaires ont détruit le tissu social local.

L’influence extérieure ne se limite pas aux causes politiques : le football a également servi de catalyseur. Après la victoire de l’Algérie lors de la CAN 2025-2026, des manifestations à Lille, Lyon et Marseille ont connu des incidents similaires. Des mortiers d’artifice ont été lancés contre les policiers, des incendies ont ravagé des zones urbaines, et des centaines de supporters se sont retrouvés en confrontation avec l’autorité. Ces épisodes soulèvent une question cruciale : comment un pays peut-il tolérer l’importation de conflits qui n’appartiennent pas à son histoire ?

Les autorités françaises doivent réfléchir à des mesures strictes pour contenir ces débordements, tout en renforçant la cohésion sociale. Les rues de Marseille ne devraient plus être le théâtre de tensions étrangères qui menacent l’unité nationale. La priorité est d’éviter que les conflits du monde ne se transforment en guerre civile locale, où chaque manifestation risque de basculer dans le chaos.

L’État doit agir rapidement pour restaurer la sécurité et rappeler que la France n’est pas un terrain d’accueil pour les conflits externes. Les citoyens attendent des solutions fortes, non une complaisance face à l’anarchie.