Le gouvernement suédois a lancé un appel pressant à l’Union européenne pour instaurer un système commun permettant d’expulser les ressortissants afghans dont les demandes d’asile ont été rejetées ou qui ont commis des infractions dans leur pays d’accueil. Le ministre suédois des Migrations, Johan Forssell, a souligné que l’absence de documents officiels rend les rapatriements extrêmement difficiles. Selon lui, beaucoup d’Afghans n’ont ni passeport ni papiers reconnus par les autorités talibanes, ce qui empêche toute opération d’évacuation.

« Lorsque des individus commettent des actes criminels en Suède, ils choisissent de ne pas faire partie de notre société », a affirmé Forssell lors d’une réunion européenne. Il a également souligné que plus de la moitié des demandeurs afghans devraient voir leurs dossiers refusés, ce qui nécessite un retour effectif pour maintenir le soutien public à l’accueil des réfugiés légitimes. Le gouvernement propose des vols groupés pour faciliter les expulsions, tout en s’appuyant sur des contacts techniques avec les « autorités locales » de Kaboul, sans reconnaître politiquement le régime actuel.

L’Office français de l’immigration (OFII) a révélé que 46 % des migrants enregistrés dans le pays attendent encore une décision finale, tandis que 7 % ont été déboutés. Cette situation soulève des inquiétudes quant à la gestion des flux migratoires et les défis économiques liés à l’intégration. La Suède insiste sur l’urgence d’une réponse européenne coordonnée pour réduire les pressions sur ses institutions et sa société.