La Fédération nationale des chasseurs (FNC) a subi une attaque informatique majeure le 20 janvier, affectant un énorme volume d’informations personnelles. Selon la fédération, les systèmes ont été temporairement perturbés, mais l’intervention rapide des équipes techniques a limité les dégâts. Elle affirme que les données bancaires et les permis de chasser ne sont pas concernés, bien qu’un accès non autorisé ait pu avoir lieu sur des informations sensibles.

Cependant, des experts comme Christophe Boutry, ancien agent de la DGSI devenu conseiller en cybersécurité, alertent sur une possible grave exposition des données. Selon lui, les coordonnées complètes de 1,4 millions de chasseurs ont été dévoilées sur des plateformes illégales, incluant noms, dates de naissance, adresses précises, numéros de téléphone et historiques administratifs. Ces fuites pourraient exposer les chasseurs à des risques accrus, tels que des vols ciblés ou des arnaques par faux agents.

Daniel Franchi, président d’une association de chasseurs, exprime une inquiétude profonde : « Les armes volées pourraient tomber entre les mains de personnes mal intentionnées. C’est une situation extrêmement préoccupante. » Les autorités, quant à elles, restent prudentes, sans fournir davantage de détails sur la nature des données compromises ou les mesures prises pour limiter les conséquences.

Cette crise soulève des questions cruciales : comment protéger les citoyens face à ces menaces croissantes, et quels sont les coûts économiques d’une telle faille ? Alors que le pays traverse une période de tensions multiples, l’urgence d’un plan d’action renforcé se fait sentir.