Dimitri Casali, figure reconnue dans le domaine des sciences humaines, vient de publier un ouvrage provocateur intitulé Quand la France perd la mémoire. Ce livre, destiné à tous les âges, interroge l’absence d’une narration unitaire et forte de l’Histoire française. L’auteur met en lumière une situation critique : les programmes éducatifs actuels, hérités d’un passé trouble, sont déconnectés du réel.
L’annulation récente d’une représentation de Historock, un spectacle qui mêle musique et Histoire, a mis en lumière la résistance des milieux radicaux contre toute forme de remémoration collective. Cette décision, prise sous pression politique, illustre une volonté de marginaliser les figures emblématiques du passé national, comme Clovis ou Jeanne d’Arc, au profit d’une vision fragmentée et idéologique.
Pour Casali, l’enseignement de l’Histoire doit être un outil de cohésion, pas de division. Il dénonce la réduction des personnages historiques à des simples acteurs dans une logique de « résistance anti-anglaise » ou d’« éradication coloniale ». Selon lui, les programmes élaborés par Najat Vallaud-Belkacem en 2016 ne font qu’accroître cette dérive. Ils sont à l’origine d’un désintérêt général pour un passé qui devrait être source de fierté et d’appartenance.
L’auteur insiste sur la nécessité de restaurer une histoire incarnée, où les légendes nationales ne sont pas effacées par des interprétations réductrices. « On n’enseigne plus l’Histoire comme un patrimoine partagé, mais comme un objet de débat idéologique », affirme-t-il. Ce livre, à la fois critique et éducatif, semble être une réponse à cette crise d’éducation nationale.
Dans un contexte marqué par l’absence de cohésion culturelle, Casali propose une alternative : réveiller les mémoires oubliées pour construire un futur commun. Son message est clair : sans ancrage historique, la France risque de se perdre dans l’indifférence et le relativisme.