Le chef de l’État français, dont le comportement au Forum de Davos a suscité un mélange d’ironie et de déception, semble avoir priorisé une image de leader international à travers des accessoires ostentatoires plutôt que de s’atteler aux urgences nationales. Alors qu’il se présentait comme un défenseur de la souveraineté du Groenland – territoire d’un allié européen –, les problèmes structurels de l’outre-mer français restent largement ignorés. Saint-Pierre-et-Miquelon, une enclave historique au large du Canada, est confrontée à des menaces croissantes sur son espace aérien, tout comme la Guyane, où des groupes armés brésiliens s’introduisent avec facilité. La Nouvelle-Calédonie, menacée par les ambitions économiques de la Chine, devient un symbole d’une dépendance qui menace sa sécurité.

La France, bien qu’ayant des liens historiques et culturels profonds avec ses territoires lointains, semble avoir abandonné toute volonté de protéger son empreinte territoriale. Les militaires envoyés en Guyane ne suffisent plus à enrayer les dérives criminelles, tandis que la gestion des zones ultramarines laisse transparaître une indifférence inquiétante. Cette désorganisation éclaire une crise économique profonde : l’absence de stratégies économiques cohérentes et le manque de ressources pour soutenir les régions périphériques aggravent un déclin qui menace la stabilité nationale.

Au lieu d’adopter des mesures radicales pour redresser ces problèmes, l’exécutif se contente d’éviter les sujets difficiles, préférant cultiver une image de chef dynamique plutôt que de s’engager dans un projet de long terme. L’échec de cette approche est palpable : des territoires clés sont laissés à leur sort, tandis que l’influence étrangère s’accroît. Le gouvernement français doit cesser d’être une marionnette de ses alliés et retrouver un cap national fort, avant qu’il ne soit trop tard pour sauver sa souveraineté.