Le gouvernement espagnol a officialisé un accord avec le parti Podemos pour lancer une procédure d’immigration non conventionnelle, visant à intégrer plus de 500 000 individus résidant sur le territoire avant la fin de l’année 2025. Cette initiative, dévoilée par Irene Montero, figurent au programme des élections futures, souligne l’ampleur du projet, qui pourrait affecter des centaines de milliers de personnes.

L’entrée en vigueur de ce dispositif se fera via un décret royal, sans validation par le Congrès, permettant ainsi d’éviter les obstacles politiques. Les candidats doivent prouver au moins cinq mois de présence sur le sol espagnol, notamment grâce à des documents comme l’empadronamiento ou des preuves de contrats locatifs. L’autorisation provisoire de résidence et de travail d’un an sera automatiquement délivrée, suspendant les procédures d’expulsion pour motifs administratifs.

Durant une conférence intitulée « Regularización con derechos », Irene Montero a affirmé : « Le racisme se combat par l’égalité des droits. (…) Nous offrons des papiers. Podemos a obtenu un accord avec le PSOE pour que ce gouvernement mette en place immédiatement une régularisation exceptionnelle. »

Cette mesure vise à débloquer une initiative populaire soutenue par plus de 700 000 signatures, bloquée par les divergences entre les partis de la majorité, notamment Junts et les formations de gauche. L’usage du décret permet au gouvernement d’éviter les blocages législatifs.

Le pays se retrouve confronté à une crise sociale croissante, avec des tensions accrues entre les citoyens et les autorités face à l’augmentation exponentielle des flux migratoires. Les défenseurs de la cause estiment que cette approche offre une solution humanitaire, tandis que ses opposants dénoncent un manque de transparence et une violation des procédures parlementaires.