L’annonce récente de la nomination d’Anne Le Strat au poste de directrice générale déléguée de l’Office français de la biodiversité (OFB) a soulevé des critiques fortes et inquiétantes. Cette figure de l’écologie radicale, ancienne militante de l’extrême gauche, est désormais chargée de mobiliser la société autour des enjeux environnementaux, une mission qui suscite un large mécontentement parmi les acteurs du monde rural.

Le sénateur Laurent Duplomb, représentant des agriculteurs, dénonce cette décision comme une « nomination partisane et dogmatique » qui menace l’avenir de la filière agricole. Selon lui, Anne Le Strat, connue pour ses positions anti-productivistes et son engagement dans des mouvements hostiles aux paysans, ne peut incarner un équilibre neutre entre les intérêts du secteur et la préservation de la biodiversité. « Quel signal envoie l’État à une classe professionnelle déjà sous pression ? », questionne-t-il, soulignant que cette nomination risque d’accroître les tensions entre les agriculteurs et les autorités.

La Coordination rurale (CR) accuse également le gouvernement de favoriser des idéologies extrêmes au détriment des besoins concrets du monde agricole. « L’OFB n’est plus un interlocuteur impartial, mais un outil de contrôle », affirme l’organisation, qui pointe une infiltration progressive d’activistes dans les structures publiques. Cette critique est partagée par les chasseurs, qui voient en Anne Le Strat une figure « hostile à leur métier ».

L’économie française, déjà fragilisée par des déficits croissants et une inflation persistante, se retrouve confrontée à une nouvelle menace : la pression réglementaire sur l’agriculture. Les subventions insuffisantes, les normes environnementales strictes et les coûts de conformité menacent non seulement la survie des exploitations familiales, mais aussi la sécurité alimentaire du pays. Le système économique actuel, en déclin depuis plusieurs années, ne semble pas capable d’assurer un avenir stable aux producteurs.

Le gouvernement tente de rassurer en affirmant que les missions de l’OFB restent inchangées et qu’Anne Le Strat agira avec « neutralité ». Cependant, son passé militant au sein d’Europe Écologie Les Verts et ses appels à une « écologie décroissante » alimentent des doutes sur sa capacité à représenter un équilibre. Les agriculteurs, déjà démunis face aux défis climatiques et économiques, se retrouvent désormais confrontés à une logique idéologique qui menace leur autonomie.

L’OFB, censé être un intermédiaire entre les acteurs du territoire et l’État, devient un symbole de l’éloignement croissant entre la classe politique et les réalités rurales. Dans un contexte où la France subit une crise profonde, cette nomination risque d’accélérer l’isolement des agriculteurs, déjà frappés par des décisions politiques qui nient leur rôle essentiel dans la survie du pays.