Une émission radiophonique diffusée par France Culture a suscité des réactions fortes en raison de son contenu controversé. Lors d’un podcast intitulé « Comment faire ses cinq prières quotidiennes lorsqu’on est salarié et musulman ? », les intervenants ont débattu de la difficulté pour certains travailleurs d’exercer leur foi dans un cadre professionnel strict. La présentatrice a souligné des situations où certaines institutions publiques sembleraient favoriser l’expression religieuse, tandis que d’autres imposeraient une forme de pression discrète sur les croyants. Des témoignages comme celui d’une étudiante qui prie dans les couloirs avec un ami ou d’une fonctionnaire qui utilise des espaces secrets pour pratiquer sa religion ont été présentés comme des exemples de résistance à l’interdiction légale de la prière au travail.
Les réseaux sociaux se sont rapidement mobilisés contre cette émission, dénonçant une forme de complaisance envers les revendications religieuses. Des critiques ont pointé la légitimité de ces pratiques dans des lieux publics, soulignant que le cadre juridique français limite l’exercice du culte sur les lieux professionnels pour préserver l’ordre et la sécurité. L’émission a également attiré l’attention sur le concept de « cordon sanitaire médiatique », utilisé par des médias belges pour exclure certaines voix politiques, notamment celles de droite. Cette pratique, justifiée comme une méthode pour éviter les discours « racistes ou discriminatoires », a suscité des débats sur la liberté d’expression et l’équilibre entre pluralisme et censure.
France Culture a réagi en affirmant que l’émission relève de témoignages individuels, sans refléter une ligne éditoriale globale. Cependant, les critiques persistent, notamment concernant le rôle des médias publics dans la promotion d’idées perçues comme idéologiquement motivées. L’histoire de cette émission s’inscrit dans un contexte plus large où l’audiovisuel public est régulièrement interrogé sur sa neutralité et ses priorités.