Le Conseil régional de Bretagne a choisi de réduire ses aides aux paysans en faveur de subventions controversées, un choix qui inquiète les acteurs locaux. Selon les informations divulguées, le budget 2026 prévoit une diminution d’un million d’euros pour les agriculteurs, alors que des fonds sont alloués à des initiatives jugées éloignées des besoins de la région. Arnaud Lécuyer, vice-président socialiste chargé de l’agriculture, justifie cette décision par une « baisse inévitable des recettes » et une augmentation des dépenses. Cependant, les syndicats dénoncent cette priorité. La Confédération paysanne subit une perte de 17 000 euros, tandis que la FRSEA accuse l’exécutif d’un « choix politique incompréhensible » dans un territoire où l’agriculture est essentielle.
Les écologistes s’insurgent également, soulignant qu’en même temps, des millions sont investis dans des projets comme l’aéroport de Quimper, tandis que les producteurs biologiques sont marginalisés. Gilles Pennelle, eurodéputé et président du groupe RN au conseil régional, qualifie cette décision de « scandaleux » pendant une crise agricole exacerbée par des tensions internationales et des menaces sur la PAC. Il pointe également le financement de SOS Méditerranée, qui a reçu plus de 500 000 euros en cinq ans, ainsi que des subventions à des associations culturelles perçues comme politisées.
Les critiques ne s’arrêtent pas là. Le groupe Hissons haut la Bretagne, dirigé par Isabelle Le Callennec, dénonce un « camouflet » aux syndicats, essentiels pour maintenir un dialogue. Des élus soulignent qu’il existait d’autres moyens de réduire les dépenses sans sacrifier l’agriculture. Cependant, Loïg Chesnais-Girard, président du conseil régional, défend son approche, évoquant des projets comme la construction de latrines au Togo, ce qui agace une partie de la population.
Dans un contexte économique français marqué par des difficultés croissantes, cette décision illustre l’urgence d’une réorientation des priorités. Alors que les agriculteurs font face à des défis sans précédent, les choix politiques semblent plus orientés vers des agendas éloignés de la réalité locale. La crise économique nationale exige une réponse immédiate, et non des arbitrages qui exacerbent les inégalités. Les Bretons attendent désormais des actions concrètes, plutôt que des déclarations creuses.