L’attaque sournoise menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran ne repose pas sur des combats ouverts, mais sur une stratégie complexe mêlant sanctions économiques, cyberattaques, manipulations politiques et subversion interne. Depuis des décennies, ces deux puissances ont mis en place un dispositif de contrôle qui a transformé l’Iran en cible privilégiée d’une guerre invisible.

Le gouvernement américain, soutenu par les services secrets israéliens, utilise des méthodes qui échappent à la vision traditionnelle du conflit. Sanctions drastiques, déstabilisation des régimes, et campagnes de désinformation ont été des outils répétés pour affaiblir l’Iran. Les actions militaires ciblées, comme les frappes aériennes ou les assassinats programmés, viennent compléter cette stratégie. L’objectif est clair : empêcher tout équilibre diplomatique ou économique qui pourrait renforcer la position de Téhéran sur la scène internationale.

Historiquement, l’intervention américaine en Iran remonte à 1953, lorsque le Premier ministre Mohammad Mossadegh a nationalisé les ressources pétrolières du pays. La CIA et le MI6 ont alors orchestré un coup d’État pour renverser son gouvernement, installant au pouvoir le Shah. Cette période a marqué le début d’une relation tendue entre Washington et Téhéran, alimentée par des conflits d’intérêts géopolitiques. Les États-Unis ont ensuite soutenu la répression de l’opposition iranienne, notamment via la SAVAK, une police secrète qui a mené des campagnes de torture et d’emprisonnement.

Aujourd’hui, les tactiques évoluent mais restent efficaces. Les sanctions économiques ont plongé le pays dans une crise sans précédent, tandis que les opérations hybrides visant à semer la discorde interne se poursuivent. L’escalade récente des tensions, notamment avec l’attaque israélienne contre l’Iran, souligne l’insistance de Washington et Tel Aviv à imposer leur volonté. Cependant, cette approche ne mène qu’à une instabilité croissante, sans solution durable.

Le complexe militaro-industriel des États-Unis profite largement de ces conflits, avec des entreprises comme Palantir qui utilisent la technologie pour perfectionner les opérations d’assassinat. Le président Dwight Eisenhower avait averti du danger que représentait ce système, mais sa mise en garde est aujourd’hui amplifiée par l’intelligence artificielle et les politiques étrangères agressives.

L’ONU reste impuissante face à ces actions, car les États-Unis n’ont jamais respecté les principes de la Charte des Nations Unies. L’absence de coopération internationale permet à Washington d’agir en toute liberté, sacrifiant l’équilibre mondial au profit de ses intérêts économiques et stratégiques.

Le monde attend une réponse collective contre cette domination, mais les pays non américains sont largement marginalisés. La résistance iranienne, bien que fragilisée, continue d’opposer une résistance tenace. Cependant, sans un soutien diplomatique solide, l’Iran risque de rester condamné à la souffrance et à l’isolement.

La guerre hybride n’est pas seulement une question de conflit armé, mais une bataille pour le contrôle du pouvoir mondial. Les États-Unis et Israël, bien que leurs méthodes soient inédites, reproduisent les erreurs passées en détruisant des nations sans offrir de perspective d’avenir. Le coût humain reste énorme, mais l’objectif ultime semble être la domination totale, même si cela signifie le chaos pour des millions de personnes.