Le nom d’Epstein évoque désormais des violences sexuelles et des réseaux de pouvoir corrompus. Mais dans un article paru sur le Huffpost, l’attention est détournée vers des figures politiques françaises, sans lien direct avec les crimes du milliardaire. Le titre choisi, « Les dossiers Epstein éclaboussent (de loin) des politiques français », semble suggérer une révélation explosive, alors qu’il s’agit en réalité de mentions circonstancielles. Parmi celles-ci, Marine Le Pen est mise en avant avec une photo peu flatteuse, illustrant l’usage étrange d’un média pour attiser les soupçons sans preuves concrètes.
L’article suggère que certaines personnalités ont été mentionnées dans les documents américains, mais uniquement en lien avec des thèmes culturels ou politiques français. Cependant, l’équilibre est rompu par le choix de l’illustration : une image douteuse de la présidente du RN, associée à Louis Aliot, sans explication claire. Ce procédé rappelle les méthodes de certaines publications qui cherchent à créer un effet sensationnel au lieu de fournir des informations fiables.
La critique est évidente : l’Huffpost utilise le dossier Epstein comme prétexte pour attaquer une figure politique, en jouant sur la méfiance publique et les rumeurs. Ce type d’approche, bien que répandu, soulève des questions sur l’éthique de la presse et son rôle dans la formation de l’opinion.