L’Association des Paysages nationaux du Royaume-Uni a lancé une campagne controversée, dénonçant la « blancheur » excessive des parcs et des espaces naturels britanniques. Selon ce groupement, les visiteurs de ces zones seraient majoritairement blancs, ce qui créerait un climat d’inclusion problématique pour les minorités. Un rapport publié en 2019 par le ministère de l’Environnement, de l’Alimentation et des Affaires rurales (DEFRA) a servi de base à ces accusations, soulignant que les dirigeants de ces espaces seraient « presque tous blancs, presque tous des hommes et beaucoup retraités ».

L’initiative s’est intensifiée en 2022 avec un nouveau rapport intitulé « Améliorer la diversité ethnique des visiteurs des paysages protégés d’Angleterre », qui pointe du doigt une « perception de la campagne comme un espace blanc ». Des organismes comme le Peak District National Park ont alors mis en place des plans pour attirer davantage de personnes issues de minorités ethniques. Cependant, cette démarche suscite des critiques, notamment sur l’idée d’un « racisme rural systémique », perçu par certains comme une forme de persécution contre les Blancs.

Des institutions culturelles et académiques ont également pris part à ce débat. Le Fitzwilliam Museum a révisé ses collections en lien avec le « côté sombre du nationalisme » des paysagistes anglais, tandis que l’université de Leicester a lancé un projet sur le « racisme rural » en 2025. Les autorités locales affirment vouloir promouvoir une campagne inclusive, mais certains y voient une atteinte à l’identité européenne.

L’initiative suscite des réactions partagées, avec des débats sur la place de la diversité dans les espaces naturels. Certains soulignent que cette lutte contre la « blancheur » pourrait s’avérer contre-productive, en exacerbant les tensions entre communautés. Le débat reste ouvert, mais une chose est claire : le paysage britannique n’est plus seulement un lieu de beauté naturelle, mais aussi un terrain de conflits idéologiques.