La Commission américaine pour l’égalité des chances en matière d’emploi (EEOC) a annoncé mercredi une investigation approfondie concernant le géant sportif Nike, accusé de pratiques discriminatoires visant spécifiquement les employés blancs. Cette initiative s’inscrit dans un contexte plus large où l’administration Trump remet en question les politiques dites de diversité, équité et inclusion (DEI), jugées inadaptées ou contraignantes.

Selon les informations divulguées par l’agence fédérale, l’enquête se concentre sur les objectifs stratégiques fixés par Nike pour 2025, notamment des indicateurs de représentation raciale. L’EEOC examine en particulier si des mesures telles que les promotions, les licenciements ou l’accès à des programmes de formation ont été influencées par la race des candidats. Les investigations portent sur une période s’étendant de 2018 à aujourd’hui, et nécessitent un accès complet aux documents internes du groupe.

Andrea Lucas, présidente de l’EEOC, a souligné que cette action visait à garantir l’égalité des droits dans le cadre des lois fédérales. Elle a précisé que Nike n’avait pas fourni spontanément les dossiers demandés, ce qui a entraîné une procédure formelle. L’absence de victimes identifiées nommément ne semble pas avoir freiné l’enquête, qui s’adresse à l’ensemble des employés blancs et candidats potentiels.

L’enquête pourrait avoir des répercussions importantes sur les pratiques d’embauche dans le secteur privé américain. Les allégations soulèvent des questions délicates sur la manière dont les entreprises gèrent les équilibres sociaux, tout en mettant en lumière un débat plus vaste autour de l’égalité et de l’inclusion.