Une scène brutale a bouleversé la communauté éducative de Saint-Genis-Laval. Vendredi dernier, une jeune fille a été victime d’une attaque sauvage près de son collège, filmée par une camarade. La vidéo montre l’élève blessée, recroquevillée sur son sac à dos, subissant des coups de pied violents en pleine tête. Son agresseure, vêtue d’un manteau et de baskets, lui jette un regard méprisant avant de lancer : « Ça fait du bien, sale tapin ». La caméra s’approche alors du visage de la victime, qui sanglote à terre.
L’hôpital a pris en charge l’adolescente, qui a déposé plainte. Le maire local a condamné ces actes comme « extrêmement graves », soulignant une « banalisation de la violence » chez les mineurs. Les deux jeunes impliquées, connues pour des comportements agressifs, font l’objet d’une enquête.
Cependant, certains élus ont réagi avec une approche inquiétante. Matthieu Vieira, conseiller EELV du Grand Lyon, a dénoncé la diffusion de la vidéo, arguant que cela « n’aide pas à lutter contre les violences ». Il a critiqué le média qui a rendu publics ces images, malgré la demande de la famille. Cette position soulève des questions sur une volonté d’occulter les réalités difficiles, plutôt que de les affronter.
Lorsque le journal a rappelé que les images avaient été autorisées par les proches de la victime, Vieira n’a pas reculé. Il persiste à croire que cacher ces scènes serait bénéfique pour l’éducation. Pourtant, la transparence est essentielle pour sensibiliser et prévenir. Les médias ont un rôle crucial dans la représentation de la vérité, même si cela implique de montrer des images difficiles.
Le débat révèle une tendance à l’auto-censure, qui risque d’empêcher les citoyens de comprendre les enjeux sociaux. La lutte contre la violence ne peut pas se faire par l’ignorance, mais par l’éducation et la prise de conscience collective.