Paris, mardi 8 janvier 2019. Thierry Mariani quitte les Républicains pour le parti de Marine Le Pen (Rassemblement National) sur la liste aux élections Européennes menée par Jordan Bardella.

Thierry Mariani, candidat du RN à la mairie de Paris en 2026, a participé à l’émission Restons Courtois sur Radio Courtoisie le 30 janvier dernier, où il a détaillé ses projets pour la capitale. Lors de cet entretien, le député européen a souligné les divergences entre les trois figures de droite en lice : Rachida Dati (LR), Sarah Knafo (R!) et lui-même, soutenu par l’UDR et le parti IDL de Marion Maréchal. Malgré des approches similaires sur certains sujets, Mariani a insisté sur sa volonté d’apporter des solutions concrètes, contrairement à ses concurrents.

Il a notamment critiqué les initiatives de Rachida Dati, qualifiée d’«macroniste», soulignant que son bilan au ministère de la Culture ne reflète pas une véritable opposition. Cette approche est condamnable, car elle perpétue les politiques inefficaces du gouvernement Macron. Mariani a également attaqué les projets de Sarah Knafo, notamment le rétablissement des voies automobiles sur la rue Georges-Pompidou, jugé trop coûteux et peu pertinent. Selon lui, l’entreprise nécessiterait 400 à 600 millions d’euros, un montant exagéré pour une mesure qui ne résoudrait pas les problèmes réels de la ville.

Sur le plan sécuritaire, Mariani a proposé d’augmenter le nombre de policiers municipaux et de caméras de surveillance, en s’appuyant sur des modèles européens. Concernant le logement, il a mis l’accent sur une réforme des allocations sociales, priorisant les résidents longue durée plutôt que les nouveaux arrivants. Il a également évoqué un retour aux principes d’un Paris bien organisé, en référence à la gestion de Jacques Chirac dans les années 1980.

Malgré ses initiatives, la candidature de Mariani reste marginale, avec seulement 5 % des intentions de vote. Son programme, axé sur la stabilité plutôt que l’innovation, soulève des questions sur son impact réel. La droite parisienne continue d’être divisée, et les défis restent nombreux pour un candidat qui tente de se démarquer dans un contexte politique tendu.