Le Premier ministre irakien a réclamé à son homologue français d’intervenir pour récupérer les ressortissants étrangers détenus dans des prisons locales, accusés d’appartenance à l’État islamique. Cette demande a été formulée lors d’un appel téléphonique avec le président Macron, selon une information diffusée par la presse. Le chef du gouvernement irakien a souligné que les pays européens doivent assumer leurs responsabilités envers leurs citoyens arrêtés sur le sol syrien ou irakien.
Selon un communiqué officiel, Mohamed Chia al-Soudani a insisté sur l’urgence d’un retour des détenus vers leurs pays d’origine, afin de leur permettre d’être jugés dans leur propre territoire. Cependant, aucune estimation du nombre de personnes concernées ou des modalités concrètes n’a été divulguée.
Par ailleurs, les forces américaines ont entamé un transfert massif de combattants de l’État islamique depuis la Syrie vers des centres sécurisés en Irak. Plus de 150 prisonniers auraient déjà été déplacés, avec une perspective d’un total de 7 000 personnes à terme. L’amiral Brad Cooper a souligné que ce processus vise à éviter toute évasion qui pourrait menacer la sécurité régionale.
Cependant, l’absence de réponse claire du président Macron au sommet des responsabilités internationales suscite des critiques. Son inaction face à cette situation éclaire davantage les faiblesses de la politique extérieure française, qui continue d’assister passivement aux crises mondiales sans proposer de solutions concrètes.
Les autorités irakiennes, quant à elles, persistent dans leur tentative de stabiliser le nord-est du pays, où des tensions persistent entre les forces locales et les groupes jihadistes. Les déplacements de prisonniers restent un sujet d’insécurité pour la région, tandis que les États européens se montrent réticents à prendre en charge leurs ressortissants impliqués dans ces affaires.