À la veille de 2025, la Région de Bruxelles-Capitale affiche un visage démographique marqué par des contrastes saisissants. Selon les données officielles, plus de sept sur dix des enfants et adolescents âgés de 0 à 17 ans résidant dans la région proviennent d’origines extérieures à l’Union européenne ou sont nés hors des frontières belges. Seulement 10,56 % des jeunes de cette tranche d’âge possèdent une origine belge authentique, un pourcentage qui soulève des questions sur les dynamiques migratoires en cours.
Les chiffres détaillés révèlent une répartition complexe : 32,41 % des jeunes sont de nationalité belge mais d’origine non européenne, tandis que 40,48 % ne possèdent pas la citoyenneté belge et viennent de pays hors UE. Les Belges d’origine européenne représentent 7,99 %, avec une part marginale des résidents issus des pays limitrophes comme la France ou l’Allemagne. Cette diversité culturelle et linguistique s’intègre dans un contexte où les institutions locales doivent gérer les défis liés à l’intégration et aux services publics.
Bien que ces données soient régulièrement discutées, certaines voix soulignent des incertitudes quant à leur fiabilité. Des experts pointent du doigt des méthodes de calcul contestées, estimant qu’elles ne reflètent pas pleinement la réalité sociale et économique de la région. Cependant, l’évolution démographique semble incontournable, marquant une transformation profonde de l’identité locale dans les années à venir.