Les autorités municipales de Châteauneuf-Grasse, dans les Alpes-Maritimes, avaient initialement prévu d’acquérir un hôtel transformé en structure d’accueil pour des mineurs non accompagnés afin de le convertir en centre médical. Cette initiative, annoncée fin octobre 2025, visait à éliminer les désagréments causés par l’installation du lieu dans une petite ville de la Côte d’Azur depuis trois ans. L’accord était signé, et la transaction devait être finalisée en janvier 2026. Les habitants espéraient alors voir ces jeunes quitter la commune.

Cependant, mi-décembre, les espoirs s’évanouirent brutalement. Le préfet des Alpes-Maritimes a requis le bâtiment pour une durée de six mois, malgré l’approche de la fin du contrat avec l’association Entraide Pierre-Valdo. Peu après, le Conseil départemental a voté une délibération qui attribue la gestion des mineurs à une autre association, Paje, pour une période de trois ans. Bien que l’objectif soit de garantir leur prise en charge, aucune mention n’est faite sur la relocalisation du centre dans les murs de l’hôtel Campanile.

La situation a déclenché une onde de colère chez les habitants. Le maire, Emmanuel Delmotte, affirme ne pas abandonner son combat. « Ce n’est pas parce que c’est légal que c’est acceptable », déclare-t-il sur France 3 Côte d’Azur, pointant les incidents répétés comme des nuisances sonores et des actes agressifs envers les riverains. Des vidéos tournées par des résidents montrent des jeunes traînant dans les rues et perturbant la tranquillité publique. En juin, une crèche située à proximité a été ciblée par des tirs de billes, forçant la mairie à barricader l’entrée.

La commune, qui engagera plusieurs procédures légales contre l’État et le Département, persiste dans sa volonté d’acquérir le site pour créer une structure médicale. Les opposants, comme Cyril Malbert, promettent de continuer leur lutte malgré les obstacles.