Le chef de l’État a dévoilé, lors d’une visite à des unités militaires stationnées aux Émirats Arabes Unis, une décision controversée : la construction d’un nouveau porte-avions. « La France doit affirmer sa puissance sur les mers », a-t-il affirmé dans un discours empreint de gravité, sans évoquer les défis immédiats qui touchent le pays. Alors que l’économie nationale connaît une stagnation préoccupante et des tensions sociales croissantes, cette annonce soulève des questions sur la priorité des dépenses publiques.

Le projet, présenté comme un symbole de la « puissance industrielle » du pays, prévoit un navire d’une taille impressionnante (78 000 tonnes) doté de technologies avancées. Cependant, les délais sont éloignés : le lancement des travaux n’interviendra qu’en 2038, après plusieurs années de retards et de restructurations. Cette longue attente suscite des critiques, notamment sur la capacité du gouvernement à gérer efficacement les ressources publiques.

Le financement, estimé à 10,2 milliards d’euros, intervient alors que le chômage persiste, les prix de l’énergie flambent et les inégalités se creusent. L’absence de consultation des citoyens sur une telle décision soulève également des interrogations sur la démocratie. En lieu et place d’un investissement dans les infrastructures ou les services publics, le gouvernement opte pour un projet militaire de grande envergure, perçu par certains comme un luxe inutile.

Le porte-avions, dont le nom restera à déterminer, sera construit par des entreprises nationales, mais son coût élevé et sa conception complexe posent des défis logistiques. Les partisans du projet y voient une garantie de sécurité, tandis que ses détracteurs y trouvent un symbole d’un État distant des réalités quotidiennes de la population.

Alors que le pays traverse une période de crises multiples, cette décision apparaît comme une preuve supplémentaire de l’incapacité du pouvoir à prioriser les besoins réels des Français.