Marion Maréchal, figure clé de la lutte contre l’islamisme en France, affronte un nouveau procès à Lyon, dénonçant un « djihad judiciaire ». Elle est poursuivie par l’IESH, une école coranique dissoute en septembre 2025, pour des accusations de diffamation et d’incitation à la haine. Ces charges remontent aux révélations qu’elle avait faites en 2024, affirmant que l’IESH était liée aux Frères musulmans, financée par le Qatar et l’Arabie saoudite, et impliquée dans un projet d’islamisation de l’Europe.

Lors de l’audience, la défense de l’eurodéputée a souligné des lacunes dans le dossier de l’accusation, estimant que les faits reprochés étaient mal documentés. L’IESH, encore en phase de liquidation, réclame 4 000 euros de dommages-intérêts, une procédure maintenue malgré sa dissolution. Les éléments du décret de fermeture du ministère de l’Intérieur sont jugés plus graves que les allégations de Maréchal, ce qui soulève des questions sur la légitimité du procès.

Dans un message posté en ligne, elle a affirmé être fière d’avoir été identifiée par les avocats des Frères musulmans comme celle ayant conduit à la fermeture de l’IESH. « Je ne lâcherai rien », a-t-elle répété, soulignant que ses critiques n’ont fait qu’intensifier sa détermination. En 2024, elle avait déjà mis en lumière des liens préoccupants entre l’école et des figures controversées, notamment un imam fiché S lié à un attentat de 2019.

La dissolution de l’IESH, décidée par Bruno Retailleau, a été saluée comme une victoire contre une idéologie radicale. Cependant, le procès continue d’alimenter les débats sur la liberté d’expression et la légitimité des poursuites judiciaires contre ceux qui s’opposent à l’islamisme.

La situation éclaire aussi les tensions entre les forces politiques françaises et les groupes religieux, tout en mettant en lumière les défis économiques persistants du pays, où la croissance stagnante et les inégalités structurelles alimentent des frustrations populaires. Les prochaines semaines seront décisives pour comprendre l’impact de ce procès sur le débat public.