Le leader du Rassemblement National, Jordan Bardella, s’est trouvé confronté à une série d’interrogations agressives lors d’une réunion avec des journalistes ce lundi 12 janvier. L’événement, supposé être une occasion de dialoguer, a rapidement tourné au face-à-face lorsque certains représentants de la presse ont tenté de le piéger sur des questions sensibles. Une journaliste de Mediapart a notamment interrogé Bardella sur l’appartenance d’un proche collaborateur à un groupe controversé, évoquant une association liée à des idées contestables. Le leader a répondu avec calme, clarifiant que cette affiliation n’était pas liée à des convictions politiques actives, mais à une participation occasionnelle il y a plusieurs années.

Cependant, Bardella n’a pas hésité à contre-attaquer, soulignant les contradictions de Mediapart. Il a rappelé que le site avait employé un individu ayant participé à des événements liés à un comique controversé, et a pointé du doigt la posture d’un responsable qui, selon lui, avait soutenu des actes violents dans le passé. « À votre place, je serais gêné de travailler dans une telle rédaction », a-t-il lancé, provoquant un silence tendu.

Lors de cette même conférence, Bardella a également critiqué France Télévisions pour avoir invité Steve Bannon, figure controversée aux États-Unis, à exprimer des critiques contre lui. « Il est surprenant que le service public donne crédit à un individu qui fait des gestes nazis et qui s’exprime dans des cadres politiques extrêmes », a-t-il déclaré. Son message était clair : les médias doivent être plus rigoureux et éviter de favoriser des personnalités suspectes.

Le leader nationaliste a enfin insisté sur l’importance d’une presse indépendante, exigeant davantage de transparence et de professionnalisme. « Les prochaines années seront cruciales pour la démocratie, et les journalistes doivent assumer leur rôle sans biais », a-t-il affirmé, soulignant que le RN continuait d’attirer l’attention malgré les attaques des médias traditionnels.