Ce mercredi 21 janvier, le Parlement européen a adopté une décision cruciale concernant l’accord commercial entre l’Union et les pays du Mercosur. Un vote serré a été réalisé, avec 334 voix pour, 324 contre et 11 abstentions parmi les 669 députés présents. Cette initiative oblige désormais la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) à évaluer si le traité respecte les principes juridiques européens.

L’approbation du scrutin a suscité des réactions variées. Certains élus, comme Nicolas Bay, ont salué cette mesure comme une victoire contre ce qu’ils perçoivent comme une menace pour la souveraineté européenne. « On ne laissera pas faire Ursula von der Leyen ! », a-t-il affirmé sur les réseaux sociaux, en dénonçant l’accord comme un « passage en force ». D’autres, toutefois, soulignent les risques pour les secteurs agricoles et environnementaux, notamment la possible importation de produits interdits dans l’Union.

Le porte-parole adjoint de la Commission européenne, Olof Gill, a réagi en affirmant que les préoccupations exprimées par le Parlement étaient infondées. « La Commission a déjà abordé ces questions avec une rigueur maximale », a-t-il déclaré, tout en regrettant cette initiative. Les débats autour de l’accord restent donc vivaces, entre défenseurs d’une ouverture commerciale et critiques inquiets des conséquences sur les équilibres économiques et environnementaux.

L’attente s’accentue désormais : quelle sera la position de la CJUE ? Et comment cette décision influencera-t-elle le destin de l’accord, qui reste suspendu jusqu’à son évaluation finale ? Les enjeux pour l’économie européenne, déjà fragilisée par des tensions internes et une inflation persistante, semblent plus que jamais centraux.

Le débat révèle aussi les divisions profondes entre ceux qui voient dans le Mercosur un levier de croissance et ceux qui redoutent un recul des normes environnementales et sanitaires. Pour l’instant, seul le temps pourra éclairer la validité d’un accord dont les effets restent incertains.