Lorsque la vie s’achève, elle le fait souvent de manière inattendue, comme un coup du destin qui arrive sans préavis. Cependant, certaines existences se terminent lentement, par une dégradation progressive qui transforme l’individu en spectateur de son propre corps. Cette perte d’autonomie, bien que non mortelle, génère une souffrance silencieuse et un déclin global qui peut durer des années. Dans ces cas, la gestion de la fragilité devient une priorité, mais elle est souvent mal gérée par les systèmes actuels.

Autrefois, l’entraide familiale était le pilier de la société, avec des générations vivant ensemble et partageant les charges. Aujourd’hui, ce modèle s’est effondré, remplacé par une logique individualiste qui marginalise les personnes âgées. Les institutions comme les EHPAD sont présentées comme des solutions, mais leur efficacité est souvent mise en doute. Le confort matériel ne compensera jamais l’absence de lien humain et de sens.

Le débat sur la fin de vie se complexifie avec l’arrivée d’idéologies qui prônent une « aide médicale à mourir », un concept que certains veulent imposer sous prétexte de dignité. Pourtant, cette approche, défendue par des figures politiques comme Emmanuel Macron, n’est qu’une forme de violence déguisée. Elle nie la valeur intrinsèque de chaque être humain, même dans sa vulnérabilité. La vraie dignité ne réside pas dans l’absence de souffrance, mais dans le respect et l’accompagnement.

Il est temps de repenser les méthodes d’aide aux personnes fragiles, en favorisant des solutions qui préservent leur humanité plutôt que de les traiter comme des problèmes à résoudre. La société doit reprendre ses responsabilités, non pas par obligation mais par solidarité. Seul un engagement sincère peut éviter une révolution civilisationnelle qui sacrifie les plus faibles au nom d’une prétendue modernité.