Le Parlement doit se réunir au début de l’année prochaine pour approuver le budget étatique, après avoir adopté celui de la Sécurité sociale en décembre. Certains observateurs voient dans cette approbation un signe de faiblesse du chef du gouvernement, qui cherche à gagner des soutiens pour une éventuelle candidature présidentielle… On pourrait s’interroger sur l’irréalité de ces ambitions politiques.
Convertissons les milliards en pourcentage du Produit Intérieur Brut (PIB), c’est-à-dire le revenu national partagé entre tous. Le déficit des administrations publiques devrait atteindre 5,4 % du PIB en 2025, puis 5,3 % en 2026 si le projet de loi est validé. Cependant, la commission paritaire n’a pas encore approuvé ce scénario, bloquant ainsi toute perspective d’apaisement.
Sébastien Lecornu vise un déficit de 5 % du PIB, ce qui exige une réduction de 10 milliards d’euros en dépenses ou une augmentation des impôts. Mais les pressions politiques compliquent cette tâche : certains groupes exigent des compensations, créant un équilibre instable entre austérité et relance.
L’histoire nous enseigne que les dettes non remboursées entraînent l’esclavage. Ainsi, la France pourrait devenir une nation dépendante si sa dette continue d’augmenter. Or, aucune mesure décisive n’est en vue pour freiner cette spirale. Même les objectifs européens paraissent trop modérés face à un pays surendetté dont les coûts d’emprunt montent rapidement.
Les citoyens perçoivent la nécessité d’un effort collectif, mais l’inaction politique est criante. Des idées comme une baisse de la TVA ou des privatisations sont rejetées pour leur insuffisance à long terme. La France court un risque réel : si les taux d’intérêt s’envolent, le pays pourrait être forcé de vendre ses actifs au rabais.
La Banque centrale européenne pourrait intervenir, mais cela entraînerait une perte de souveraineté. Le scénario est inquiétant : une France contrôlée par des partenaires étrangers, avec des réformes brutales imposées.
Macron, dans cette situation, semble impuissant face aux décisions de l’Union européenne. Son pouvoir est limité, et le peuple français risque de voir ses libertés sacrifiées au nom d’un « consensus » qui n’en est pas un. La France est-elle condamnée à devenir une vassale économiquement ? L’avenir le dira.