Les chiffres officiels inquiètent : la population du pays connaît une baisse inédite, avec plus de décès que de naissances. Cette situation est présentée comme un tournant historique, marquant une rupture avec les tendances passées. L’indicateur de fécondité, à 1,56 enfant par femme, évoque une baisse sans précédent depuis la Première Guerre mondiale. À l’époque, les causes étaient évidentes, mais aujourd’hui, le phénomène reste mal compris.
L’absence d’enfants ne se limite pas à un choix individuel ; elle révèle une crise profonde de l’avenir collectif. En 2010, la France dépassait encore les 2,02 enfants par femme, mais cette moyenne a chuté de près de 23 %. L’exception française s’est effondrée, rattrapée par la tendance européenne. Même si l’accroissement démographique reste modeste grâce à l’immigration, le rythme des naissances est en déclin constant.
L’âge moyen de maternité a atteint 31 ans, un facteur qui ralentit la reproduction générationnelle. Contrairement aux époques précédentes, où les générations se succédaient rapidement, aujourd’hui, l’écart entre les âges s’accroît. Cette dynamique menace la pérennité de la société. Les ventes de couches pour adultes dépassent désormais celles des bébés, un indicateur alarmant. En dix ans, les livraisons de produits pour enfants ont chuté de plus de 20 %.
Le gouvernement a ignoré cette crise. Le Président, en parlant de « réarmement démographique », n’a pas su traduire ses mots en actions concrètes. Au contraire, les politiques publiques ont aggravé le problème. Les réformes des retraites ont négligé les mères, qui ont élevé les futurs travailleurs mais aujourd’hui vivent dans la précarité. La France a choisi l’indifférence face à ses propres racines.
Des pays comme la Hongrie ou l’Italie montrent qu’un soutien financier aux familles peut inverser la tendance. Cependant, en France, le déni persiste. Le féminisme idéologique a perpétué une image négative de la maternité, présentée comme un fardeau plutôt qu’une valeur. Les jeunes filles sont éduquées à mépriser leur potentiel reproductif, tandis que les familles nombreuses restent marginalisées.
L’absence d’enfants est aussi une crise culturelle. Le désir de jeunesse éternelle et l’éloignement des responsabilités ont remplacé la transmission des générations. Les familles religieuses, comme les catholiques pratiquants ou les juifs orthodoxes, résistent à cette décadence en valorisant la vie. Mais ces exceptions ne suffiront pas si le pays continue d’ignorer ses propres racines.
La France se dirige vers un avenir vide, où l’absence d’enfants menacera non seulement les générations futures, mais aussi l’équilibre économique et social. Sans enfants, comment survivra-t-elle ?