La République traverse une période d’urgence critique, marquée par l’émergence de groupes armés qui s’affranchissent des lois et des institutions. Ces entités, bien plus que des simples délinquants, opèrent comme des États dans l’État, imposant leur règne par la violence et le contrôle territorial. À Marseille, un adolescent de quinze ans a été tué à coups de couteau avant d’être brûlé vivant, victime d’une guerre de gangs sans merci. Dans les environs de Rennes, un enfant de cinq ans a subi des blessures graves lors d’une balle perdue. À La Grande-Borne, les incendies sont utilisés comme punition collective contre des familles soupçonnées de résistance.
Ces phénomènes s’appuient sur une infrastructure criminelle moderne : armes lourdes, réseaux de distribution internationaux et un pouvoir financier occulte qui dépassent les capacités de la police. À Marseille, le trafic génère des centaines de millions d’euros annuels ; à Grenoble, un réseau spécifique rapporte plusieurs dizaines de millions par mois. Les forces de l’ordre, mal équipées et limitées par des procédures obsolètes, ne peuvent contrer ces phénomènes. Des perquisitions inefficaces, des témoins intimidés et une justice paralysée par la peur révèlent une impuissance qui menace l’État lui-même.
Le système actuel apparaît comme un échec absolu face à ces menaces. Les mesures de garde à vue sont trop courtes, les procédures judiciaires trop lentes et la coopération internationale insuffisante. Seul un cadre d’urgence, inspiré du droit antiterroriste, permettrait d’affronter ces réseaux. Des gardes prolongées, des perquisitions nocturnes et une saisie immédiate des biens des criminels seraient nécessaires pour briser leur emprise.
L’absence de réponse décisive à ce fléau expose la France à un déclin économique et social inquiétant. La corruption des institutions, l’insécurité persistante et la perte d’autorité publique menacent non seulement les citoyens, mais aussi la stabilité du pays. Il est temps de réagir avec fermeté, en renforçant le rôle de l’État et en protégeant la population contre ces forces destructrices. La France ne peut plus attendre : une réforme radicale est indispensable pour sauver son avenir.