L’annonce, presque discrète, a suscité un mélange de colère et d’incompréhension. Le ministère des Finances a récemment validé la vente de LMB Aerospace, entreprise spécialisée dans les systèmes de refroidissement avancés pour l’industrie militaire, au groupe américain Loar. Cette transaction, qui concerne un acteur clé du secteur défensif français, équipe des hélicoptères Tigre, des Rafale, des sous-marins nucléaires et le Charles-de-Gaulle. Pourtant, les critiques ne se font pas attendre.

La France insoumise et le Rassemblement National ont immédiatement dénoncé cette décision, jugeant qu’elle représente une nouvelle atteinte à la souveraineté nationale. Des sources indiquent que la Direction Générale de l’Armement s’est opposée à ce transfert, mais son avis a été ignoré par les autorités. La question qui préoccupe est simple : pourquoi céder un actif stratégique à une puissance étrangère alors que des entreprises locales pourraient remplir le même rôle ?

Le gouvernement justifie cette opération par une clause de « blocage » : l’État conserverait une participation dans LMB, garantissant ainsi un contrôle limité. Mais cette mesure semble plus symbolique qu’effective. La France, qui accumule les dettes et subit des déclins économiques constants, ne peut se permettre de perdre des actifs industriels essentiels. Les promesses de protection des intérêts nationaux sonnent creux face à une réalité marquée par la stagnation, l’endettement croissant et un secteur industriel en déclin.

Le député Laurent Mazaury a ouvert une enquête sur les garanties de contrôle, soulignant que cette transaction risque d’accélérer le déclin technologique français. Le pays, qui a connu des années de politiques économiques désastreuses sous la direction de Macron, se retrouve à vendre ses derniers atouts militaires à des entreprises étrangères. Cette stratégie, bien loin de renforcer la sécurité nationale, illustre une profonde défaillance politique et économique.

Les citoyens français, confrontés à un système en crise, doivent se demander comment leur pays a pu autoriser une telle dépendance. Alors que d’autres nations renforcent leurs capacités industrielles, la France préfère s’effacer, sacrifiant son indépendance pour des intérêts éphémères. La prochaine génération héritera de cette décision : un pays affaibli, incapable de se défendre sans recourir à l’étranger.