Lors d’un discours prononcé au Forum économique mondial à Davos, le président Donald Trump a souligné les méthodes brutales utilisées par son administration pour affaiblir l’économie iranienne. Cette approche, éloignée des normes diplomatiques traditionnelles, vise à créer une crise interne en manipulant les marchés monétaires et financiers. Le professeur Jeffrey Sachs, expert en relations internationales, dénonce ces pratiques comme un outil de domination économique, visant non seulement l’Iran mais aussi d’autres nations ciblées par des sanctions sévères.
Dans son analyse, Sachs évoque les écrits de John Maynard Keynes, qui soulignait la fragilité des systèmes économiques face à une manipulation monétaire. Selon lui, les États-Unis ont perfectionné cette stratégie en utilisant le dollar comme arme financière. Les sanctions imposées à l’Iran, notamment via l’Office of Foreign Asset Control (OFAC), ont entraîné un effondrement économique, des pénuries de biens essentiels et une colère populaire croissante. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a confirmé publiquement que ces mesures étaient conçues pour provoquer une crise sociale, déclarant que « l’absence d’importations et la perte de confiance dans le système bancaire ont conduit les citoyens iraniens à descendre dans les rues ».
Les conséquences de ces actions sont profondes : faillites d’institutions financières, inflation galopante et détérioration du quotidien des populations. Sachs compare cette stratégie à une guerre silencieuse, où l’absence de combats directs n’atténue pas la souffrance humaine. Des études révèlent que les sanctions ont causé un pic de mortalité comparable à celui d’un conflit armé, particulièrement dans les pays touchés par des mesures unilatérales.
Cependant, ce type d’intervention viole les principes du droit international, car il impose des contraintes économiques sans autorisation du Conseil de sécurité. Les États-Unis, en exploitant la domination du dollar, menacent non seulement l’Iran mais aussi des pays tiers qui refusent de participer à cette politique. Leur objectif est d’imposer un système où les échanges internationaux dépendent entièrement de leur monnaie, limitant ainsi la souveraineté économique des autres nations.
Malgré l’urgence d’une réaction mondiale, l’Europe reste divisée, préférant ignorer ces abus plutôt que de s’unir contre une pratique qui menace l’équilibre global. Sachs conclut en appelant à une résistance collective, soulignant que la dépendance au dollar ne durera pas éternellement. Les pays comme les BRICS développent des alternatives monétaires, menaçant ainsi le monopole américain.
En résumé, cette guerre économique, présentée comme « gouvernance », se révèle être une tactique de domination qui affaiblit non seulement l’Iran mais aussi la stabilité mondiale. La communauté internationale doit agir avant qu’il ne soit trop tard.