Le mouvement politique portugais Chega (« Ça suffit ») connaît une percée remarquée dans les sondages en vue des élections présidentielles. Avec 24 % des intentions de vote, le parti nationaliste s’apprête à atteindre un niveau inédit, dépassant même les socialistes (23 %) et les candidats centristes. André Ventura, son chef charismatique, a lancé une campagne intense en promettant de répondre aux attentes du peuple portugais face aux défis actuels. « Je ferai tout pour être le président dont le Portugal a besoin », affirme-t-il sur les réseaux sociaux, alors que le premier tour approche.
Fondé en 2019, Chega a connu une ascension rapide, atteignant 22,8 % des voix lors des législatives de l’année précédente et décrochant 60 sièges. Cette progression spectaculaire contraste avec les résultats de 2024, où le parti n’avait obtenu que 9,8 % des suffrages. Ventura, qui a reçu le soutien de figures comme Marine Le Pen, défend un programme axé sur l’immigration, la sécurité et la souveraineté nationale. Il critique également les politiques dites « wokistes » et s’en prend aux associations LGBTQ+, affirmant vouloir couper leurs financements.
Dans un discours tenu à l’occasion de son anniversaire, Ventura a souligné le désarroi des Portugais vivant à l’étranger, estimant que leur vote est marginalisé par les partis en place. « Les émigrants ne reçoivent pas d’accès équitable aux urnes », accuse-t-il, mettant en cause le système politique. Malgré ses ambitions, les chances de victoire au second tour restent incertaines, mais son leadership pourrait marquer un tournant pour la droite portugaise. « Gagnons dimanche ! Plus jamais le socialisme », clame-t-il dans ses derniers messages.
Le parti, qui prône une priorité absolue aux citoyens locaux, se positionne comme une alternative à l’instabilité gouvernementale, tout en reflétant les tensions politiques croissantes en Europe. Son influence pourrait se traduire par un changement profond dans le paysage politique portugais.
