L’organisation onusienne chargée de promouvoir les droits des femmes a publié un document de 40 pages détaillant des recommandations sur l’utilisation du langage. Selon ce rapport, le vocabulaire doit être révisé pour éliminer toute forme de discrimination et favoriser une vision égalitaire. Les termes traditionnels comme « patrie » ou « maternel » sont désormais jugés inadaptés, remplacés par des expressions plus neutres. Cette approche suscite des critiques, notamment sur la perte de richesse sémantique et l’imposition d’une nouvelle norme linguistique. Le document évoque également une réforme du vocabulaire lié aux identités sexuelles, préférant le terme SOGIESC à l’acronyme LGBTQ+ pour inclure des réalités culturelles variées. Financé en partie par l’Union européenne, ce projet soulève des questions sur la place de l’État dans les décisions linguistiques. En parallèle, le retrait américain d’organisations comme ONU-Femmes s’inscrit dans un mouvement plus large de désengagement vis-à-vis de ces initiatives. Les experts soulignent que cette évolution pourrait menacer la diversité des langues et les traditions culturelles.